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Titre du blog : sebastien bourdais
Auteur : bourdais
Date de création : 11-03-2009
 
posté le 23-04-2009 à 23:09:38

BOURDAIS A FAIM

Bonsoir à toutes et à tous.

 

A la veille des premiers essais libres de Sakhir, Sébastien BOURDAIS a accordé une interview à l'AFP.

Une fois n'est pas coutume, le Manceau a été lucide sur les raisons de ces échecs depuis le début du championnat. Pour autant, il apraît beaucoup plus mordant dans ses déclarations. Nous regretterons simplement que les questions n'aient pas été plus pointues sur les déclarations d'il y a 1 semaine (Voir l'article sur ce sujet Ndlr).

Il va sans dire que Séb semble avoir une communication plus en adéquation avec le monde ingrat et terrible de la F1, reconnaissant que son co-équipier BUEMI, est une pointure, mal jugé par l'ensemble du plateau mais également par les fans (Voir les fanatiques, parfois la frontière est bien mince) de notre pilote nationale.

Le mord au dents, peut-être allons-nous enfin voir Sébastien à la hauteur de ses prestations passées et exploser tout son talent.

 

L'INTERVIEW

Le Français Sébastien Bourdais a expliqué jeudi à Sakhir, où se déroulera dimanche le Grand Prix de Bahreïn, qu'il ne lui manquait "pas grand-chose" pour être performant sur sa Toro Rosso.

Q: Sébastien Bourdais, une petite erreur en qualifications en Chine vous coûte la Q2, puis vous faites deux tête-à-queue qui vous empêchent de terminer dans les points. Il ne vous manque presque rien...

Sébastien Bourdais: Je ne fais pas les deux tête-à-queue si j'attaque moins. Le problème, c'est la prise de risque. Si je n'attaque pas, je ne suis pas dans les points. Après la course, on se dit: si seulement j'avais un peu moins attaqué. Après mon changement de pneus, on est pendant trois tours la voiture la plus rapide en piste.

On fait le cinquième temps au final. Il y avait le potentiel. C'est vrai qu'il ne manque pas grand-chose. Depuis mon arrivée en F1, ce n'est pas souvent que tout veut bien se passer du début à la fin. Chacun provoque ses opportunités, c'est clair. Il y a dans ma carrière des moments où ça n'a pas toujours été facile, mais ça a toujours fini par marcher. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent, là.

Q: Votre coéquipier Sébastien Buemi enchaîne les bonnes performances. Cela-vous met-il davantage de pression?

SB: Il est très sous-estimé depuis le début, parce qu'il n'a pas gagné des courses en GP2 l'année dernière. Mais il y a un cruel manque d'analyse de la part du plateau. Tu es seulement aussi bon que la voiture te le permet. L'an passé, il a mis quasiment une seconde à toutes les courses à ses coéquipiers, qui ne sont pas des bras cassés. Cet hiver, il a tout le temps été devant. Le gamin, il va très vite.

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Il fait ce qu'il sait faire, c'est-à-dire de très bonnes choses, et il n'a pas fini d'en faire.

A partir de là, ce sera un client et c'est très bien pour l'équipe. Après, si les gens veulent continuer de le sous-estimer et de me faire passer pour un mec qui n'avance pas parce que je me fais taper par un débutant, ou parce que je n'arrive pas à lui mettre une demi-seconde... D'une part, la GP2 est une très bonne préparation pour la F1. Quant à mon expérience de l'année dernière... je peux la mettre à la poubelle. Il n'y a rien de transposable: les pneus, les réglages, etc., il n'y a rien à utiliser.

Q: Très simplement, votre voiture vous plaît-elle?

SB: La voiture est difficile pour moi car elle manque de stabilité en sortie de virage. Elle est survireuse. Mais l'année dernière, c'était en entrée, milieu et sortie. Donc en comparaison, c'est mieux. Buemi, comme moi, pour optimiser la voiture, a besoin d'un comportement un peu similaire. Mais il est moins sensible aux mouvements arrières que moi. Les pilotes encore plus sensibles que moi, je n'en connais pas beaucoup. Ça a toujours été mon problème. Quand on aura récupéré de la charge aérodynamique, à Barcelone, on sera capable d'avoir une stabilité un peu plus décente.

D'après AFP

 

QUE LA FORCE SOIT AVEC SEB.